Olivier Dahan
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| 14 février 2007, à l'affiche, le film de Olivier Dahan, La môme. Crédit photo : Bruno Calvo. |
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à propos de La môme “J’ai lu tout ce qui avait été écrit sur elle, publié ou non, de son vivant jusqu’à aujourd’hui. En même temps, j’ai commencé à écrire le scénario en mélangeant ce qui me frappait au cours de ces lectures et ce que je souhaitais exprimer au-delà de Piaf elle-même. Je crois savoir ce que ressent un artiste, Piaf ou un autre, avec ses peurs, ses angoisses, ses envies. Je ne voulais pas faire une biographie, mais je souhaitais néanmoins que tout ce qui se trouve dans le film soit réel. Simplement, par moments, surtout en ce qui concerne sa jeunesse dont elle a très peu parlé, j’ai extrapolé autour des quelques éléments que j’avais. [...] Le tournage s’est étalé sur quatre mois et demi à l’hiver 2006. Nous avons essentiellement tourné à Prague en studio, mais aussi à Paris et à Los Angeles. Les scènes à New York ont été réalisées en studio. Le sujet impliquait énormément de décors d’époque. Certains - un couloir d’hôtel avec une découverte sur New York par exemple - ont été construits pour une seule scène ou même un seul plan. Les décors étaient très importants, très variés, avec une vaste évolution dans le temps - passant des charrettes à bras aux limousines. Piaf est passée du XIXe siècle rural au XXe siècle urbain. Je ne voulais pas une reconstitution, mais une immersion. La narration devait être impressionniste et non pas linéaire. [...] Il ne s’agissait pas de dérouler des chansons, encore moins le florilège de toutes ses rencontres. Je me suis attaché aux personnages qui l’ont construite. C’est pourquoi son manager et son assistante sont évoqués alors que Montand, Aznavour et d’autres grands ne le sont pas. J’étais intéressé par l’intime et non par la représentation. Marlène Dietrich est la seule entorse .[...] Un jour, Ginou Richer, qui avait été sa meilleure amie pendant vingt ans, me contacte. Je lui envoie le scénario en me disant que c’était là le vrai test. Elle m’a rappelé pour me dire que je ne m’étais pas trompé sur le personnage. Pour moi, c’était un peu comme faire des fouilles, reconstituer quelque chose sans savoir si le résultat serait exact. Je n’avais pourtant pas eu une démarche d’archéologue, mais - je l’espère - une démarche d’artiste avec la volonté de ne pas me tromper. Je voulais dire, à ma manière, des choses vraies et justes par rapport à la personne, sans la trahir et sans dissocier ces deux démarches. Tout ce que je voulais exprimer librement à travers elle ou avec elle, devait s’inscrire dans sa vraie vie. Plus qu’ un sujet : une rencontre." Olivier Dahan. “Le film n’est pas une carte postale de la vie d’Edith Piaf. L’une des fulgurances d’Olivier est d’avoir su faire la différence entre ceux pour qui Piaf a compté et ceux qui ont compté pour elle. Le film est vécu avant tout par le coeur de Piaf. C’est une sorte de voyage émotionnel, un authentique film d’auteur et non un docu-drama.” Alain Goldman. |
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| Images de La môme. Crédit photo : Bruno Calvo. |